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Stratégie pluridisciplinaire pour le traitement des cancers du sein apparemment localisés

Ce sont les cancers du sein pour lesquels ni l'examen clinique, ni les examens radiologiques ne mettent en évidence de métastases autres que d'éventuelles adénopathies axillaires.
 
 
Cependant, comme la suite des évènements le prouve, des métastases à distance peuvent se manifester après le traitement loco-régional. Il n'existe pas actuellement d'examen complémentaire qui permette de déceler les microfoyers métastatiques présents au moment du diagnostic initial ; on ne peut que s'appuyer sur des facteurs de risque pour présumer qu'il y en ait et décider de l'opportunité d'un traitement général : le volume tumoral, le rythme évolutif, le nombre de ganglions histologiquement envahis à l'aisselle, l'absence de récepteurs hormonaux, la forme histologique peu différenciée. Ces données n'ont qu'une valeur de probabilité dans chaque cas, de telle sorte que le traitement d'un " bon " cancer du sein laisse une marge d'incertitude, aussi bien d'ailleurs que le traitement d'un " mauvais " cancer peut être suivi d'une longue survie.
 
Ainsi le but du traitement est d'abord la cure radicale par chirurgie et/ou radiothérapie de la maladie loco-régionale. Ensuite, l'existence de facteurs de risque métastatique justifie l'utilisation d'une chimiothérapie et/ou hormonothérapie pré - ou postopératoire pour retarder l'évolution générale ou détruire entièrement des foyers métastatiques infracliniques.
 
 
Pour les petites tumeurs, une association de tumorectomie et de radiothérapie donne les mêmes chances de guérison que la chirurgie radicale mutilante ; cette dernière, si elle est choisie, peut être suivie d'une restauration mammaire par inclusion prothétique secondaire.
Le diagnostic précoce et le dépistage des cancers du sein se développent beaucoup ; ils multiplient les possibilités de traitements conservateurs en même temps que s'élèvent les taux de guérison à 5 ans et à 10 ans


Il faut avoir constamment à l'esprit les gîtes ganglionnaires exposés au risque métastatique :

- le principal est à l'aisselle qui contient environ 80 ganglions lymphatiques exposés au risque métastatique. Dans la pièce de lymphadénectomie, il faut faire l'examen anatomopathologique de 10 ganglions au moins car l'existence d'un envahissement ganglionnaire est le critère le plus évocateur d'une maladie métastatique disséminée.

- il y a aussi la chaîne mammaire interne qui est plus directement exposée dans les formes des quadrants internes et de la région sous-aréolaire, ainsi que le creux sus-claviculaire qui peut être atteint à titre secondaire ou même primaire dans les formes hautes sur le sein. Ces deux gîtes sont également pris en compte dans le traitement loco-régional.

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